Festiv’Arts en toutes saisons

En route pour une sixième édition du festival itinérant en pays levrousain

par Nicolas Tavarès


La 6e édition de Festiv’Arts en Berry a été présentée jeudi 5 avril à Levroux. En cette année de transition, la manifestation culturelle emportera une fois encore le public dans des chemins de traverses poétiques, musicaux et circassiens.

Pour Caroline Fried, la convivialité n’est pas un vain mot. Ce jeudi, alors que la chef de projet Festiv’Arts et adjointe à la culture à Levroux avait convié bénévoles, maires des communes bientôt « traversées » par le festival et médias, elle n’a eu de cesse de rappeler que la présentation de l’édition 2018 se conclurait autour d’un pot de l’amitié. Il en va ainsi depuis six éditions : Festiv’Arts en Berry met le spectacle de rue en lumière, mais toujours de façon chaleureuse. C’est même une marque de fabrique qui vaut à la manifestation le label PACT (Projets Artistiques et Culturels de Territoire) de la Région Centre-Val de Loire. « Et cela nous permet d’aller frapper à la porte de la Région en disant : ‘Levroux propose Festiv’Arts, mais il y a plein de petites choses derrière…’ » Comprenez, pas seulement les spectacles maison. Convier l’assistance à la Maison du Peuple où se tenait l’exposition itinérante « Etat de Sièges » (une exposition collective de sièges étonnants qui sillonne la région, vidéo ici) était une manière de joindre le geste à la parole pour démontrer que Festiv’Arts, c’est le festival protéiforme par excellence…

La responsable de Festiv’Arts ne le cache pas, la météo reste un élément déterminant de la réussite d’une halte. Au même titre que son lancement. L’an dernier, Saint-Maur avait donné les trois coups avec une soirée restée dans les annales. Ce n’est sans doute pas un hasard si l’édition 2018 prendra une fois encore son envol dans la proche banlieue castelroussine : « Saint-Maur a montré un tel enthousiasme, commente Caroline Fried. Nous nous sommes d’ailleurs rendu compte que le public avait été tellement conquis que, par capilarité, les Saint-Maurois étaient ensuite venus assister aux autres soirées en ruralité… » Le samedi 26 mai (voir programme ci-dessous), Saint-Maur devra donc donner le ton grâce au grain de folie de la Compagnie Les Sanglés (vidéo ci-dessus) et le Snob Compagnie chargé d’entraîner les spectateurs dans une déambulation musicale. Pour autant, Caroline Fried voit approcher l’ouverture du festival sans la moindre appréhension : « La pression, je ne l’ai plus depuis deux ans. Lorsque nous préparons Festiv’Arts, nous anticipons un maximum de chose et notamment le mauvais temps. Il y a donc toujours un plan B. Et puis le champ des possibles est immense avec 34 communes en mesure de recevoir le festival sur tout le territoire. Depuis la première édition, beaucoup de monde nous a accueilli au fil de l’eau. Aujourd’hui, c’est du coup beaucoup plus léger pour l’organisation. »

De l’électro-pop au château en 2019

Une foultitude de bénévoles transforme alors le rendez-vous en l’un des plus prisés dans la chaleur de l’été. Il faut dire que Festiv’Arts, outre des artistes de talent, c’est une façon de recevoir. « L’objectif du festival, c’est la diffusion culturelle dans des sites patrimoniaux de notre territoire, mais en consommant local et en faisant travailler local. » Chaque commune visitée met donc les petits plats dans les grands, la restauration est évidemment assurée sur place et s’il le faut, les Délices d’Elise (aux petits soins pour les artistes) se déploient également pour le grand public. C’est l’une des missions qu’elles se sont fixée : Caroline Fried et toute son équipe entendent continuer à scotcher les gens. La programmation est faite pour. Ce qui n’empêche pas l’organisatrice d’anticiper (encore) pour travailler sur l’édition 2019 ! « Nous devrions faire plus de dates, mais surtout, depuis longtemps, je rêve d’une soirée électro-pop au cœur du Festiv’Arts. Ce serait dans un château, mais je ne vous en dirai pas plus. On a déjà discuté de la programmation, c’est acté et ça colle parfaitement à la philosophie du festival : s’ouvrir à tous les styles… » Et en toute saison puisque c’était l’un des temps forts de la présentation de jeudi : Festiv’Arts se déclinera plus intensément en toute fin d’année avec quatre dates Fest’Hiver. Il faudra s’y faire, à Levroux, on a le don de décliner l’esprit festif et artistique sur le long terme.

La programmation

En charge de l’administration de production de Festiv’Arts en Berry, Anne Mériot a dévoilé une programmation éclectique qui partira sur les chapeaux de roue avec la Compagnie Les Sanglés et sa « Brigade de dépollution » qui vont retourner le centre de Saint-Maur. Ce sera le 26 mai prochain. Le festival s’étendra ensuite jusqu’au 25 août et un final circassien au château de Saint-Pierre-de-Lamps. Fest’Hiver prendra la suite tout au long de l’automne…
Festiv’Arts
Samedi 26 mai, place de la mairie à Saint-Maur (20h) : « Brigade de dépollution » par la Cie Les Sanglés + Le Snob Cie
Samedi 7 juillet, château de Bouges (19h) : Vincent Lavenère, jonglerie champêtre + « Dialogue avec mon jardinier » par la Cie Echappée Belle + Duo Toutouïe.
Samedi 21 juillet, château de Veuil : Minor Sing, jazz manouche.
Vendredi 17 août, place de la république à Levroux (20h) : Home Cookin’ + Chanson d’Occasion.
Samedi 18 août, Parc de la Guinguette à Reuilly (20h) : Am Ketenes + Out of Nola.
Dimanche 19 août, église de Brion (16h) : Duo Zama.
Vendredi 24 août, Plan d’eau de Rouvres-les-Bois (20h) : Marcel et Marcelle + Artifices Ciel.
Samedi 25 août, Château de Saint-Pierre-de-Lamps (20h) : « Concentré de petites formes circassiennes » par la Smart Cie.
Fest’Hiver
Samedi 6 octobre, salle des fêtes de Moulins-sur-Céphons (18h) : « Mon frère, ma princesse » par la Cie Mobiüs Band.
Samedi 3 novembre, Café des Sports à Vineuil : Ziako.
Dimanche 18 novembre, Eglise d’Aize : Frédobert.
Dimanche 2 décembre, Eglise de Saint-Martin-de-Lamps : Ciuc.

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