Le retour de Robin des dunes

Le Tuareg Rally Algeria attend l’Ardentais Dominique Robin

par Nicolas Tavarès

En mars prochain, le motard ardentais Dominique Robin va repiquer aux dunes dans un rallye moto à taille humaine. Le Dakar s’est achevé à la mi janvier, mais Dominique Robin n’en était pas. Le motard d’origine ardentaise, aujourd’hui installé à Pau, n’y avait même pas la tête. À 57 ans, son objectif n’est plus depuis longtemps sur un Dakar qui n’a d’Africain que le nom. On lui demande s’il y repiquerait en cas de retour aux origines (il a disputé 5 éditions entre 2000 et 2010, dont une en auto et un Dakar « Argentin » qu’il a bouclé au 25e rang et 2e vétéran. En Afrique, il termine 39e en 2005), il avoue : «Je pourrais peut-être terminer, en étant loin, en ayant mal. Au fond de moi, il y a l’envie d’en refaire, mais j’ai un genou en vrac…» À l’Amérique du Sud, Dominique préfère donc l’Afrique du Nord et des rallyes qui lui réussissent bien. Depuis 2016, il s’aligne sur le Tuareg Rally (16 au 23 mars).

Trois fois deuxième du classement

«Les trois premières années, ça se passait au Maroc et je commençais à en avoir un peu marre. Cette année, l’organisateur (allemand) a fait un tracé en Algérie. Le terrain de jeu est beaucoup plus grand et tout neuf.» Alors quitte à s’y amuser, Dominique a pris pour habitude de partager son plaisir entre amis et familles. «En 2016, nous étions partis avec mon frère Patrick (à g. ci-contre), agriculteur à Ardentes. En 2017, nous étions dix avec mon fils Julien. L’an dernier, nous avons monté le Team Owaka à six. Toujours avec Julien. Et cette année nous serons cinq, dont Patrick.» Dans le Tuareg Rally Algeria, Dominique Robin fait valoir son expérience pour tirer le groupe vers le haut. Non sans ambition : «Cette année, je vais chercher la victoire. Je vais me battre avec des petits jeunes, il y aura beaucoup de navigation et ça reste mon petit plaisir. Ces trois dernières années, j’ai terminé 2e de la course. Patrick, lui, a terminé 2e en quad l’an dernier.»

Pour tout dire, Dominique n’a trouvé que des avantages à cette épreuve qui fait la part belle aux pilotes Anglais, Hollandais, Allemands ou Italiens. «Il y a plus de 120 motos au départ, les étapes font 250 à 300 km par jour, il y a peu de liaison, peu de très grande vitesse aussi. Et puis surtout il y a un rapport qualité/prix très intéressant.» Cadre dans l’industrie automobile, Dominique piaffe d’impatience à l’idée de repartir à l’assaut des pistes en compagnie d’un frangin à qui il a transmis la passion très récemment. «Je l’emmenais sur l’Enduro Maya au Maroc, mais c’était une course banderolée. Il y a quand même pris goût même si c’était assez dangereux et qu’il y manquait un minimum de sécurité.» Au Tuareg Rally Algeria, la rigueur germanique fait la différence. Pour le plus grand plaisir de Dominique Robin désormais prêt à bouffer de la dune.

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