Les Poinçonneurs du parquet

Une bande de (vieux) copains s’épanouit sous les paniers indriens

Ils ont goûté ensemble à la Nationale. La passion du basket les fait désormais jouer « pour du beurre » au niveau départemental. Rencontre avec les garçons du Poinçonnet.

USP-SportsCes gars-là ont tout connu des vicissitudes du basket local. Les uns ont débuté sous les couleurs de l’Entente Châteauroux ou de l’ASPTT. Ils ont vécu l’accession en Nationale 3 avec le maillot du CBC36 et une nouvelle ère sous celui de la Berri. Bertrand Masson, ancien joueur de ProB à Tours, est le leader de cœur d’une troupe aujourd’hui rassemblée sous la casaque du Poinçonnet Basket. Présence incongrue dans un club « féminin » qu’ils ont rejoint à l’été pour un aller simple Berri-Le Poinçonnet sur lequel les Rajsavong, Dupont, Lamy, Diawara ou Defoundoux n’ont pas envie de s’étendre.

La transhumance, règlement fédéral oblige, les a en tout cas privés de championnat officiel. Trop de mutés tuant les mutés, à chaque nouvelle journée de compétition indrienne, ils enquillent les victoires et sont leaders ‘pour du beurre’. « Ça donne un peu de qualité au championnat, sourit « Bert » Masson. Notre seul objectif sera la Coupe de l’Indre que les dirigeants veulent que l’on gagne. » Fin mai, les joyeux drilles se mettront donc en règle en alignant juste ce qu’il faut de « qualifiés » sur le terrain. Ce sera pour déposer la cerise sur le gâteau de la saison où les Poinçonneurs (leur surnom) espèrent bien voir l’équipe féminine accéder à la Nationale 1. Car tout croulants qu’ils soient, les compères avancent encore quelques qualités pour servir de sparringpartner aux joueuses de Galyn « Patrick » Stoyanov, le coach bulgare.

« Que des gars servent d’opposition aux filles, ça doit exister en France, mais c’est rare. Ce que Patrick veut qu’on fasse, on peut s’y adapter et si les filles vont en play-offs alors on aura apporté notre pierre à l’édifice. En tout cas pour l’ambiance, ça les détend. »

Pour autant Bertrand Masson redevient sérieux lorsqu’il évoque l’avenir des vieilles gloires : « L’an prochain, on visera le titre et la montée en Régionale. Quand on s’est retrouvés au Poinçonnet, je ne pensais pas que les gars seraient aussi motivés. Des jeunes vont arriver et comme Pierre Bousquié (le président) veut densifier le secteur masculin… » L’avenir appartient donc à ceux qui jouent tard.

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