Pas si vieilles ces Sacoches

Avec son deuxième album le groupe amateur prend une nouvelle dimension

Purs amateurs, les membres des Vieilles Sacoches se font un nom et distillent « Les Cent Canons » avec une bonne humeur communicative.

Leur nom sent bon le cuir tanné et les soirées à refaire le monde autour d’un bon vin ou d’une bière (ou de l’alcool de gratton). Les Vieilles Sacoches commencent à se tailler une petite réputation dans le Berry. Près de 300 personnes ont assisté à la sortie de leur 2e opus, « Les Cent Canons » en juin dernier au 9 Cube. Depuis, le groupe qui se revendique 100% amateur 200% déconneur promène ses textes sur les scènes du coin. « Nous resterons amateurs, mais le but, aujourd’hui, c’est de commencer à sortir du Berry et d’accéder à quelques festivals. » Surnommé le Chef par le reste de la bande des 6, Xavier – c’est donc lui la voix du groupe en ces lieux – observe le succès du moment comme d’autres finissent les plats en sauce : avec gourmandise…

Nées en 2010 du côté de Vouillon, les Vieilles Sacoches ne se sont jamais astreintes à un plan de carrière. Il faut un Yannick Cluseau dans son studio YacProd à Pruniers pour leur tenir la bride. « En studio, on n’a pas droit à l’erreur, il y a plus de concentration, plus de stress, mais ça reste quand même très agréable chez YacProd ! » Le reste du temps, LVS se lâchent sur scène dans la foulée de Dominique, bondissant chanteur-guitariste. Pour « Les Cent Canons », le groupe a conservé les bonnes habitudes : des reprises dont une de Brassens (L’Orage), « notre fil conducteur », mais surtout des compos maison qui piquent (Cadastrophe, Sociétélé) ou émeuvent (Sylvie, Les filles).

Un 3e album dans deux ans

« « Les Cent Canons » ce n’est qu’une étape. On pense déjà au 3e album, quelques textes sont déjà posés sur le papier. Ce ne sera pas avant deux ans. Notre petite notoriété nous a motivé à nous lâcher un peu en écrivant, sous la plume de Dominique essentiellement, en revendiquant, en pointant du doigt les dysfonctionnements de notre société actuelle sur lesquels on est tous plus ou moins en phase. Mais en évitant de tomber dans les banalités du style « la guerre c’est pas bien ! » On a également bien progressé musicalement sous la houlette de Jean-Yves. » Les Vieilles Sacoches ont donc mûri, conservent la fibre festive, avec une once de rigueur en plus. Mais on ne change pas une sacoche qui chante, toujours bien accrochée à sa devise : « Boire un canon, c’est sauver un vigneron ».

Les Vieilles Sacoches
album « Les Cent Canons »
Facebook : Les Vieilles Sacoches

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