Wilson 5 arrive dans la rue

L’Indre n’avait pas encore sa fanfare de rue professionnelle. La voilà !

par Nicolas Tavarès

La fanfare de rue Wilson 5 s’est longuement préparée pour faire danser les badauds.

Michel, Fabien, Charlie, Thierry et Stef (de g. à d. sur la photo) sont des amis de 20 ans. Plus ou moins. Des musiciens «dans l’âge de la sagesse, mais pas dans la même génération !» philosophe Fabien, sousaphoniste et initiateur de Wilson 5 à l’automne 2016. «Avec Michel (trombone), nous avions envie de monter une fanfare régionale. Quelque chose que tu ne vois pas habituellement d’un point de vue artistique et qui ne ferait pas du New Orleans. Il n’en existait pas encore dans l’Indre…» «En revanche, partout ailleurs il y en a de tous les styles : funk, New Orleans, années 80» répertorie Stef, banjo en main. «Pour nous, il n’était pas question de faire du New (Orléans). Enfin si, mais dans un autre registre, ajoute Thierry (saxo alto). Le répertoire va donc d’un morceau de valse-musette de Gus Viseur à Stevie Wonder en passant par Boris Vian, ACDC, Pharell Williams ou Mickael Jackson !»

Accompagnés par Charlie aux percussions et son étonnant drumulator, les membres de Wilson 5 voient large et se sont rodés dans des marchés de Noël, à la Rando de la Brenne ou même dans une pizzeria. «C’était des crash-tests» s’amuse Fabien. Une répétition par mois, un agenda calé au millimètre entre les différents projets de chacun – trois ou quatre pour la plupart «sauf moi, j’en ai 8 en tout…» lâche Thierry, presque gêné. Wilson 5 est prêt à passer à la vitesse supérieure. Avec un leitmotiv musical : «Proposer tout ce qui peut faire danser les gens dans la rue» insiste Thierry. Le musicien balaye d’un geste les histoires de chorégraphie, Michel avouant toutefois «emmener les foules sur le madison ! On a quand même un truc naturel pour la danse…» Chose vérifiée au 9 Cube où Wilson 5 préparait sa première sortie au grand air courant mars. Restait à régler l’essentiel, le sujet qui fâche. Qui dit fanfare, dit dress code. Au début du printemps, les cinq n’étaient toujours pas tombés d’accord sur un style à adopter, Charlie s’employant à défendre une touch of class improbable pour les autres. Finalement, c’est Margaux Pasquet du Funantule, déjà créatrice de costumes pour le Cirque Bidon, qui s’est chargée de préparer Wilson 5. Le style ? On vous laisse le découvrir dans la rue…

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