Un plus un, égale Minou

Le duo s’impose comme la nouvelle pépite de la scène issoldunoise

un plus un, egal minouLa carrière du groupe pop Minou a décollé au printemps dernier avec la victoire dans « La relève », le concours de France Inter. Aujourd’hui, le quotidien de Sabine et Pierre tourne autour de la naissance de leur premier album.

Ce jour-là, Sabine Quinet et Pierre Simon, les Minou à la scène, sont sagement installés dans la salle du 9 Cube. Deux jours de résidence pour procéder aux derniers réglages de leur tournée francilienne à venir. Propulsés sur le devant de la scène au printemps dernier grâce à « La relève », l’émission de France Inter drivée par André Manoukian, les Minou ont depuis rejoint le label Cinq7 (Wagram Music) qui a pris en main les rênes de leur carrière. Voilà Sabine et Pierre glissés dans le même catalogue qu’Oxmo Puccino, Saez, Tété, Dominique A, Calvin Harris ou Bertrand Belin dont ils ont fait la première partie. En octobre dernier, ils ouvraient également le set de La Grande Sophie avant leur série de concerts dans la grande couronne parisienne. En mai, les Minou reviendront en Berry, à la Boîte à Musique. Mais pour l’heure, Pierre et Sabine sont Parisiens. Couple à la scène comme à la ville, ils peaufinent leur premier album à venir après l’EP de six titres « Besoin d’un renouveau brutal ».

un plus un, egal minouJulien Delfaud, producteur d’Air, Etienne de Crécy, Revolver ou Woodkid est aux manettes. Il bouscule les habitudes du duo issoldunois comme la victoire dans « La relève » leur a imposé certains devoirs. « Nous avions été repêchés par le public et le concours nous a offert une visibilité », rappelle Sabine. « Nous ne sommes pourtant pas adeptes de ce genre de tremplin. Nous étions 5000 candidats au départ, puis 24 sont passés en audition. Arriver en finale, on n’y croyait pas, en rit encore Pierre. D’ailleurs le soir de la finale, on a dit qu’on était là juste jouer en live. Aujourd’hui, tu entends « Pense à toi » dans la playlist de France Inter (ici). Ça surprend toujours un peu, forcément. » En attendant, d’un projet à l’autre, Minou envisage 2016 sous les meilleurs auspices. Partis tourner en duo, ils ont dû apprendre à évoluer sans l’ombre tutélaire de Charlie Poggio, le batteur qui a su donner du corps aux compositions du groupe. Pierre : « Jouer sans lui a été bizarre. C’était des concerts très différents en fait, même si pour les gens ça n’était pas forcément flagrant […]. Mais on va retrouver Charlie et un guitariste » dévoile Sabine. Minou va donc se multiplier par deux, poursuivant son apprentissage tout en gardant le contact avec son port d’attache issoldunois. « La relève » est là. On lui souhaite un avenir en lettres capitales.

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