Et s’il n’en reste qu’un…

En mode résistance, la Lichounerie a organisé le Festi’Gital

par Nicolas Tavarès

L’association issoldunoise vient de s’offrir un petit plaisir virtuel annonciateur des festoches post Covid.

Nombre d’artistes, comme Carré Barré de mai vous l’avez raconté, ont passé leur confinement sur les réseaux sociaux pour des Confi’Live au succès communicatif. Natan Marais et ses amis de l’association La Lichounerie à Issoudun sont allés plus loin en organisant, tout un long week-end (de Pentecôte), ce qui pourrait bien rester comme le seul festival de la saison. C’est sur Facebook qu’il s’est déroulé et a rassemblé une trentaine d’artistes du Berry. Ses organisateurs l’ont appelé le Festi’Gital. «L’idée de départ, c’était de reprendre l’objectif de l’asso, à savoir promouvoir des artistes émergents. Nous avons sectorisé l’invitation aux départements de l’Indre et du Cher, raconte Natan. On s’était dit qu’on organiserait ça le samedi 30 mai, mais ça a tellement bien pris qu’on a programmé le festival sur trois jours, du vendredi 29 au dimanche 31…»

Pour faire partie de la fête, les candidats devaient envoyer à La Lichounerie une piste vidéo présentant une partie de leur set. «Nous étions prêts à accueillir largement, en spécifiant toutefois aux candidats d’utiliser un logiciel de streaming pour garantir une qualité d’écoute. Il n’était pas question que ça tourne au « bordel » audio !» Devant l’affluence, Natan et son staff ont donc envisagé de faire des sessions thématiques. «Le vendredi nous avons commencé par du rap avec trois, quatre artistes. Le samedi et le dimanche, c’était full music électro et du dub.» Concrètement, les participants se lançaient dans un set pouvant aller jusqu’à deux heures, le tout diffusé sur la page Facebook de La Lichounerie.

À 360° ou en réalité augmentée

Du quasiment no limit pour le plus grand bonheur de Natan qui n’a trouvé que des avantages à ce festival d’un nouveau genre : «L’asso a pu grossir son carnet d’adresses pour travailler sur de prochains événements. Le Festi’Gital est en quelque sorte devenu un produit d’appel pour nous et ça a offert un peu plus de réseau à des gens qui n’en avaient pas forcément.»

À l’heure de remiser provisoirement dans un carton un projet qui devait relier Issoudun (La Boîte à Musique), Bourges (Le 22 d’Auron) et Châteauroux (Le 9 Cube) à l’automne, Natan et son association gardent désormais un oeil attentif sur ce qu’il se déroule sur les réseaux sociaux. «On a évidemment besoin de vivre des événements en extérieur, de se rencontrer, de vivre la musique en live, de s’en prendre plein les oreilles, mais je suis persuadé que les festivals en streaming sont appelés à se développer. Certains ont commencé à travailler avec des caméras à 360°. Pourquoi ne pas envisager également des sets en réalité augmentée. Pour l’asso, ça pourrait être une expérience à tenter une fois par an pourquoi pas.»

Facebook : La Lichounerie

Rechercher
X