La folie du tatouage !

  • Mode

En piquez-vous pour les dessins à même la peau ?

Discret ou visible, petit ou grand, de style tribal, réaliste ou asiatique; en matière de tatouages la variété est énorme.Une seule certitude, les Français ont de plus en plus cet art dans la peau.

fleur rouge TATOUAGE mode carre barreCar oui on peut bien parler d’art, avec des pointures comme la new-yorkaise Amanda Wachob représentante de la nouvelle vague, l’allemand Chaim Machlev et ses dessins minimalistes et géométriques, le génial français Loïc Lavenu plus connu sous le surnom de Xoïl ou encore le désormais célèbre Tin-Tin très influencé par les tatouages japonais et capable de tattoos hyper-réalistes ce qui lui a valu de collaborer avec de grands noms de la mode, l’art du tatouage ne
cesse de générer de nouveaux talents. Et à cette liste non exhaustive on pourrait ajouter d’autres artistes comme Niko Inko, Kenji Alucky, Ien Levin ou Kate Von D.

Ce nouvel art a donc gagné ses galons et est sorti des clichés: d’une représentation de la marginalité, il est devenu choix artistique, marque d’une personnalité ou petit secret intime.

Preuve de ce véritable engouement, la renaissance du « Mondial du Tatouage de Paris » avec ses 15000 personnes en 2013 et pas moins de 30000 visiteurs le 6 mars dernier pour la troisième édition sous la grande halle de La Villette et où les 20000 mètres carrés paraissaient étroits.

Autre symptôme de cette popularité, l’exposition événement « Tatoueurs, tatoués », qui investit le musée du Quai Branly du 6 mai 2014 au 18 octobre 2015.

On assiste donc à un vrai raz-de-marée du tatouage en France et même en occident, et toutes les catégories de la  population sont concernées. Même si tous les tatouages ne sont pas aussi spectaculaires les uns que les autres. Tout y passe :  cela va des petits chaussons de danse sur la nuque aux immenses pièces tribales qui couvrent le torse ou les bras. Toutes les catégories de la  population sont concernées. L’effet de mode est bien là au risque de faire passer les talents artistiques au second plan. Denis Giraud : « Sur la page Facebook de mon atelier, on like plus un dessin quelconque qu’un tatouage très travaillé… »

Pour rappel le tatouafleur mandala TATOUAGE node carre barrege consiste à introduire de l’encre sous le derme au moyen d’une aiguille afin de réaliser des motifs permanents. Différentes techniques ont été imaginées à travers les âges et les continents : l’utilisation d’aiguilles et de fil enduit de pigment, le tatouage par percussion, toujours utilisé en Asie du Sud-Est et qui consiste à taper avec un petit marteau sur un percuteur pour faire entrer des pointes sous la peau… Encore aujourd’hui, la technique continue d’évoluer.

Les dermographes, ces stylets électriques utilisés dans les salons de tatouage, sont ainsi capables de piquer la peau 150 fois par seconde !

Ce n’est donc pas une pratique aussi nouvelle qu’on le croit. À la fin du XIXe siècle, le tatouage faisait l’objet d’un réel engouement en Angleterre et aux États-Unis, avec des pièces d’une grande qualité artistique.

Mais le tatouage remonte à bien plus loin que cela : c’est une pratique qui a toujours été présente en Europe depuis le Néolithique, avec des périodes de plus ou moins grande visibilité.

Parité homme/femme

La dernière étude réalisée en France (Ifop) sur le phénomène du tattoo date de 2010 et elle est très significative, on y apprend que environ 10% des Français sont tatoués à part égale entre hommes et femmes.Sans pour autant être familière, cette pratique est nettement sortie de la marginalité. Mais elle est aussi très générationnelle . Parmi les 20-35 ans, 20% de la population a déjà tâté de l’aiguille, en revanche chez les plus de 50 ans, ils ne sont que 5% à revendiquer un tatouage, et 1% passé les 64 ans.Les parties du corps destinées à recevoir les traits du tatoueur, sont de préférence facile à dissimuler. Le bras est la destination favorite (37% des tatoués), ensuite viennent le haut du dos et les épaules avec 35%. A l’inverse, ils ne sont que 1% à avoir choisi la main, un endroit très visible.

Alors bien que les vieux tatoueurs et les adeptes du premier jour regrettent l’époque où tout cela était une affaire plus underground, on ne peut pas dire que la démocratisation de cette pratique soit une mauvaise chose.

Si vous habitez Châteauroux et que votre décision est prise il existe 3 salons pour vous faire tatouer:

ATELIER D 70, rue Grande 36000 Châteauroux

BLOOD LINE 10, rue Ledru Rollin 36000 Châteauroux

LE SALON ART-TATTOO 176 bis, avenue de La Châtre 36000 Châteauroux

Rechercher
X