La Team VP trace sa voie
La boxeuse Victoire Piteau est à l’aube d’une grande carrière pugilistique

La jeune boxeuse saint-mauroise ambitionne de briller sur les rings. Toute une structure se met en place pour l’accompagner vers les sommets.
La demoiselle ne pouvait échapper à son destin. Un papa boxeur devenu son entraîneur ; une maman présidente de son club à Saint-Maur ; un frangin qui a mis les gants en compétition. Victoire Piteau, 17 ans, n’avait d’autre choix que de grimper à son tour sur les rings.
« La première fois que j’ai mis des gants, c’était à Déols pour m’amuser. Je devais avoir 5 ou 6 ans. Une fois, j’ai suivi un cours de danse, en sortant, j’ai dit à mon père qu’il n’était pas question que j’y retourne. » Son truc ce sera le noble art. Point final. Et pas en dilettante.
Victoire Piteau, dernière année chez les juniors, est pétrie de qualités. Elles lui ont permis d’intégrer le groupe France. Un avenir flamboyant s’ouvre. Alors Sébastien, son père, s’est adjoint les services de Loïc Fouré, ancien pro du club, et a constitué la « Team VP » pour favoriser ses desseins. Boxeuse professionnelle ou en quête d’un rêve olympique, tel est le choix qui s’offre à Victoire. Pour l’heure, la jeune femme se prépare à monter sur le ring Saint-Maurois pour un combat préparatoire aux joutes nationales et une couronne de championne qu’elle veut aller décrocher en -57kg. Un objectif pour donner du corps au projet sportif.
« La Team VP, c’est mon projet, celui de mon père aussi. Mais je veux surtout qu’il soit évolutif et qu’il ne tourne pas seulement autour de moi. La cible, ce sont les filles du club, de la région. On veut développer la boxe féminine. » Pour cela, la lycéenne (en terminale) envisage de passer son diplôme de prévôt (le nom des éducateurs en boxe) dès qu’elle aura atteint sa majorité pour encadrer des séances de baby-boxe. Mais avant cela, Victoire entend soigner son palmarès et démontrer à certains que la boxe peut aussi se conjuguer au féminin.
Un an amateure pour voir
L’ombre de la championne olympique Estelle Mossely plane immanquablement sur la conversation : « J’ai mis les gants contre elle à l’Insep lors d’un entraînement il y a un an. En la voyant à Rio, je me suis dit que la réussite était ouverte à tout le monde. Il suffit de vouloir. évidemment, les Jeux j’en rêve, mais on peut très bien s’entraîner dur en équipe de France sans jamais y arriver. C’est pour ça que je pense aussi à une carrière pro où je pourrais gagner ce qu’il y a à gagner si je m’entraîne. Quoi qu’il arrive je ferai au moins une saison amateure chez les seniors pour voir. »
Le discours est ciselé, la volonté affirmée. Ne reste plus qu’à confirmer sur le ring. Le 4 février prochain, à domicile, par exemple…