L’Indre a aussi ses circuits courts

À la découverte de ces nouveaux modes de consommation locaux

Les produits alimentaires livrés directement du producteur au consommateur, ça vous parle ? Carré Barré braque ses projecteurs sur les circuits courts… 

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Et si consommer différemment n’était pas si compliqué ? Les circuits courts, comprenez les circuits de distribution sans intermédiaire entre le producteur et le consommateur, sont bien en place dans l’Indre, ils n’attendent même que vous.

La Ruche qui dit Oui

Sept cents ruches existent en France et la plate-forme locale animée par Agnès Devillières a organisé sa première vente castelroussine en juin dernier. Le concept de La Ruche colle parfaitement à l’idée du circuit court : rassembler des producteurs de l’Indre et des département limitrophes (Cher et Creuse) pour proposer des produits locaux à ses membres qui peuvent commander jusqu’au mardi soir sur le site internet. La nouvelle ruche de l’Indre compte déjà 27 producteurs de produits divers (légumes, viandes, boissons, conserves, fromages…) et ne cesse de progresser pour une offre plus variée et adaptée à la saison. Elle s’inscrit dans une réelle démarche de collaboration de la part de tous les participants, dans le but de valoriser la dynamique. Mais au-delà du concept, qu’en pensent les producteurs et les acheteurs ?

Côté producteurs, très bonne surprise pour le volume des commandes, les clients de La Ruche se sont rapidement pris au jeu. L’ambiance du mercredi soir (18h30 à 19h30, rue Max-Huymans) est conviviale et basée sur les rencontres et l’échange entre clients et producteurs.

Pour les 515 membres (à la fin juillet), le bilan est également positif avec un taux de satisfaction de 90% selon une enquête menée par Agnès Devillières. Très actifs, les clients n’hésitent pas à donner leurs avis pour permettre à La Ruche de continuer à évoluer. Un noyau de fidèles s’est même déjà créé avec 15 membres qui passent commande chaque semaine. La ruche Indrienne compte bien progresser dans les semaines à venir. Le déroulement des distributions, la démarche qualité et l’image de la salle qui doit représenter le terroir sont autant de points appelés à se développer pour convaincre de nouveaux adeptes.

La Ruche qui dit Oui
www.laruchequiditoui.fr

Le Verger de la Fleuranderie

27-DOSSIER-VERGERHors des circuits courts, point de salut. C’est en tout cas la philosophie de Laurent Gilbert, installé à Montierchaume. Son père a planté les premiers vergers (pommes et poires) à la fin des années 50. Avec son frère Benoît, récemment disparu, ils ont pris la relève en 1984. Aujourd’hui, le Verger de la Fleuranderie, ce sont 26 variétés différentes de pommes proposées à la vente – « Mais jamais en même temps ! » – directement sur site de septembre à octobre, et à quelques encablures de l’exploitation, sous hangar, de novembre à janvier.

« Il est arrivé que l’on nous demande des oeufs ou des poulets, sourit Laurent. On ne peut pas tout faire et surtout pas n’importe quoi. La vente en circuit-court est avant tout artisanale. Elle repose sur la qualité, nous ne fournissons personne hormis nos clients qui sont prioritaires ! » Ils sont ainsi plus d’un millier, originaires de l’Indre, de la Creuse ou du Cher essentiellement, et achètent la production (0,70€ le kg l’an dernier ; entre 0,95 et 1€ cette année) de la main à la main ou sous forme de cueillette. « Mais il n’y en aura sans doute pas cette année parce qu’il y aura la qualité, mais pas la quantité. Sauf souci météo, le début de la récolte débutera le 16 septembre. » Le bouche à oreille et le site internet feront le reste pour prévenir les habitués. Les vendredis, samedis (de 9h à 12h et 14h à 18h) et lundis (de 14h à 18h), le Verger de la Fleuranderie écoulera alors sa production du moment presqu’à l’ombre des pommiers. « L’image a une puissance auprès des clients. Les gens veulent voir d’où vient le produit. » Alors pour le satisfaire, Laurent Gilbert est installé à demeure…

Le Verger de la Fleuranderie
www.vergerfleuranderie.com
Tél. 06 12 70 26 14

Briantes joue la carte découpe

Nichée dans l’ancienne boulangerie du village, la Découpe briantaise est née en 2009 de l’association de deux amis d’enfance : Claude Rotinat et Fabrice Pasquet. L’un est boucher, l’autre éleveur. Ensemble, ils se sont tournés vers les circuits courts, offrant un large catalogue. Boeufs, veaux, porcs, agneaux du pays sont préparés, conditionnés sur place et mis en vente au particulier à l’unité ou au colis (sur commande et dans une tranche tarifaire allant de 35€ à 115€ selon la quantité). Depuis son ouverture, La Découpe briantaise ne désemplit pas. La qualité des viandes et les prix attractifs expliquent évidemment la chose. En période estivale, la petite entreprise de Claude et Fabrice fait le bonheur des amateurs de barbecue de toute la région. On ne saurait d’ailleurs trop vous recommander leurs saucisses maison.

La Découpe Briantaise
du mardi au samedi
Tél. 02 54 48 61 22

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