Place à l’acte II
par Nicolas TavarèsPorté par le succès de la première édition, le festival Castelrou’scène est de retour

C’est l’heure de la CON-SO-LI-DA-TION pour le festival de théâtre Castelrou’scène. Initié en 2024 par Le Masque de Sganarelle, le Baz’Arts Théâtre et la Compagnie de La Table Ronde, le rendez-vous avait alors trouvé son public et donc des raisons d’envisager une suite. Jacqueline Pion, Alexandre Estève et Amaury Garnier, porte-paroles respectifs des trois troupes castelroussines, l’ont programmée du 20 au 22 novembre prochains, toujours à la MLC Belle-Isle, là où ils ont dévoilé le programme de la deuxième édition. Ils sont arrivés avec un franc sourire et une évidente impatience à remonter sur la scène de Gaston-Couté. «La MLC, c’est l’endroit idéal pour le festival. Il y a une âme dans cette salle!» a précisé Amaury Garnier tandis que Jacqueline Pion soulignait la spécificité du lieu et «cette scène où les acteurs jouent véritablement avec le public.»
Mais l’essentiel était évidemment ailleurs : dans le bilan d’une première édition emballante. «Nous étions satisfait du succès rencontré, note Amaury. Le retour du public était très bon.» Invités à remettre le couvert, les organisateurs ont officialisé la prolongation du bail dès le 25 mars 2025, en petit comité, une date que Jacqueline Pion garde en mémoire et ressort sans la moindre hésitation. Le Masque de Sganarelle, la Table Ronde et le Baz’Arts auront eu dix-huit mois pour affiner le projet tout en restant mesuré quant aux évolutions à apporter. Il faut se souvenir que Castelrou’scène arrivait dans le paysage local en successeur du regretté festival des Nocthalies, donc pour inciter d’autres troupes amateures à rejoindre l’aventure.
Fa Dièse s’invite
«Nous sommes toujours ouverts à ça» admet Alexandre Estève, «mais nous voulons d’abord consolider la manifestation» tempère Amaury Garnier. Il faudra donc attendre la troisième édition pour voir les lignes bouger. En attendant, les trois troupes ont trouvé un point de consensus: «Nous tenions absolument à consacrer le samedi au jeune public pour l’amener à la culture et au théâtre.» Objectif en passe d’être atteint avec la compagnie Fa Dièse d’Élodie Bretaud qui présentera Les mots qui soufflent en après-midi.
Autre sujet qui tenait à coeur aux organisateurs forcément attentifs à la situation générale: «Ne pas augmenter trop fortement les tarifs, ce qui aurait pu limiter certains. Nous conservons donc le pass trois jours qui permet de voir les trois pièces pour 25€ (10€ la représentation, ndlr).» «Pour le reste, on se concentre maintenant sur la deuxième édition ; nous verrons après pour la suite. Nous avons quelques idées en tête: pourquoi pas un spectacle commun aux troupes participantes sous forme de saynètes ce qui constituerait une création pour le festival. Nous n’avons pas eu le temps de contacter une marraine ou un parrain ; ce serait pourtant une belle reconnaissance pour nous.»
Une marraine ou un parrain ?
Plus novembre approchait, plus les organisateurs voyaient leur horizon se réduire et l’agenda se resserrer. Castelrou’scène interviendra à un instant T propre à chaque troupe. L’heureux élu inaugural de La Table Ronde vivra ses derniers feux à Gaston-Couté. Le technicien du Masque de Sganarelle sera encore en rodage. Le Baz’Arts théâtre, enfin, conclura la manifestation avec la première de Toc Toc. Jouer sa première en festival, il fallait oser; mais oser, c’est un peu l’esprit Castelrou’scène. «L’époque n’est pas joyeuse alors à nous d’offrir une bulle de plaisir. On a de la bonne humeur et de la joie à transmettre!»
Castelrou’scène
à la MLC Belle-Isle
du 20 au 22 novembre
(lire le détail dans l’agenda)
Bellevue entre en campagne

Une nouvelle farce pour Caméléon Production
Jean-Philippe Chien, omnipotent maire (de droite) de Graton-les-Poils, commune de 400 habitants que l’on peut situer n’importe où sur la carte de France, est en place depuis déjà quatre mandats. Pour la première fois, les municipales vont placer l’éco-wokiste Astrid de Saintonge sur sa route, lui qui a toujours été le seul candidat en lice. Voilà le point de départ d’En pleine campagne, plongée satirique au coeur d’une élection en milieu rural, interprétée par les comédiens de la ferme-théâtre de Bellevue à Villentrois. Jean-Christian Fraiscinet (Christian des Bodin’s) a écrit la pièce pendant l’été. Il l’interprète depuis le 23 octobre en compagnie de Christèlle Chapat et de ses frères Vincent et Sébastien. «Nous jouons tous plusieurs personnages; il y a des changements de costumes tout au long des six tableaux qui composent la pièce. C’est ludique et dynamique» avançait Jean-Christian lors des dernières répétitions. Le comédien ne cache pas que la perspective de l’élection présidentielle a porté son écriture. «C’est typiquement le spectacle où on peut rebondir sur l’actualité.» Son, vidéo, théâtre et powerpoint apporteront de l’eau au moulin du jeu des acteurs. En pleine campagne est un déjeuner-spectacle qui fait le plein. Et vous, quand y allez-vous ?
Ferme-Théâtre de Bellevue
www.cameleonproduction.fr