Ils lèvent la patte sur le rock
Les Underdogs repartent pour un tour de covers survitaminées
par Nicolas Tavarès
Les Underdogs, ça ose tout. C’est même à ça qu’on les reconnaît depuis 10 ans déjà.
«Les 10 ans (d’escroquerie) des Underdogs». On a pas trouvé mieux comme punchline. Mais qui sont les Underdogs ? La bio officielle du groupe, en tout cas celle que se charge de détailler Karl, fait d’abord état de deux potes – Karl, donc et Khoa – qui fréquentent le même prof de guitare. «Plutôt que de jouer chacun dans son coin, on s’est dit qu’on pourrait partager des morceaux. À deux, c’était bien, mais ça manquait d’épaisseur. On a donc demandé à Gaël, qui était guitariste, de venir avec nous et de s’essayer à la basse. Après ça, il fallait bien un chanteur. Jean-Marc est venu faire un essai parce qu’on trouvait qu’il avait une tête de chanteur de rock!» Jérôme (batterie) puis Laurent (guitare) viendront compléter la bande. Plus récemment Cyril est arrivé à son tour pour remplacer Gaël parti vers de nouveaux horizons.
La légende prétend que les Underdogs naissants étaient de vrais débutants. Voire. En tout cas, les rockers castelroussins n’ambitionnaient aucune carrière musicale. Un pharmacien, un artiste peintre, un acupuncteur, un informaticien… Au quotidien, les Underdogs des bars enfumés sont des Monsieur tout le monde. Le rock leur dit sans doute merci. Encore que. Car les Underdogs se sont fait une spécialité des reprises (en Anglais, une cover) : «Notre premier concert, c’était la fête de la musique en juin 2010 au pied de l’église Saint-Martial à Châteauroux. On est arrivé avec douze reprises. Quand tu débutes, t’as pas le choix. Depuis, on fait des covers du rock des 40 dernières années. C’est notre playlist idéale» avouait Karl un soir de concert à la Parenthèse en octobre dernier. Aujourd’hui, le guitariste s’est mué en chanteur après le départ de Jean-Marc.
Les Underdogs c’est aussi une vingtaine de dates chaque année, des habitudes dans des bars de la ville. Et tout amateurs qu’ils soient, les Underdogs sont bien décidés à continuer à «lever la patte sur le rock. À être le plus mauvais groupe de jazz de l’Indre» dixit Karl. Avec quelques assurances tout de même. Ils ont su s’entourer de vrais pros aperçus en guest lors de leur date à la Parenthèse. Il y avait là Yann (Lego Trip), Arnaud (ex Breuvachons), Ludovic (Orchestre d’Harmonie de l’Indre) ou Steven, ancien batteur du groupe . Dans un bel ensemble saturé, les Underdogs semblent repartis pour un tour pour «faire durer l’esprit. On a déjà repris une soixantaine de morceaux. Maintenant, on va s’essayer à nos propres compositions.» Essayer, c’est déjà escroquer !
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