L’Ekiden leur a tellement manqué

Châteauroux retrouve enfin son épreuve phare. Tous à vos baskets !

par Nicolas Tavarès

Après la parenthèse pandémique, l’Ekiden se repense pour mettre les coureurs à pied, des élites aux occasionnels, dans les meilleures conditions.

Le 7 novembre, l’histoire continue ! Patrice Soudy est du genre roseau. Dans la tourmente, l’homme plie, mais ne rompt pas. On distingue toutefois aisément le président de l’Ekiden36 du Phragmites australis par les baskets qu’il porte régulièrement pour avaler les kilomètres. Coureur impénitent, il a renoué avec le marathon à Tours en septembre dernier. Mais pendant plus de 18 mois, avec toute son équipe, il a donc plié face au COVID, faisant l’impasse sur l’édition 2020.

Au printemps, Patrice a mis son nez à la fenêtre et s’est dit qu’il serait peut-être enfin temps de penser à remettre le collier pour 2021. «Le 25 mai, j’ai réuni les membres de l’association. Il n’y a eu aucune défection parmi les 17 du comité d’organisation. S’il y a bien eu un manque à l’automne 2020, on s’était surtout tous habitués à vivre sans l’Ekiden. Nous avons voté à l’unanimité l’organisation de l’épreuve pour le 7 novembre, une décision validée en assemblée générale le 7 juin. Mais il fallait réactiver tout le dispositif.»

En septembre dernier, Patrice Soudy (photo) a donc sonné le réveil et chez lui, c’est du genre dynamique. «Nous n’avions que septembre et octobre pour tout organiser» se justifie-t-il. L’Ekiden, marathon en relais, s’est donc préparé en s’adaptant évidemment à la situation sanitaire. Où l’on découvre que la célèbre paella d’après-course est moins solide que le coronavirus puisque finalement remplacée par une restauration extérieure avec buvette. Le coût de l’engagement des équipes s’en ressent évidemment, passant de 84 à 60€. Le parcours, lui, reste inchangé.

En revanche, le président a réussi à faire passer quelques petites modifications : «Nous avons changé le site de départ/arrivée sous la bulle de Belle-Isle. On va créer un demi-stade pour rendre les choses plus toniques et enjouées. Il y a clairement la volonté de faire le show.» Ceux qui redoutent une météo exécrable y trouveront un avantage évident. Patrice Soudy : «Les coureurs passeront leurs relais et arriveront au sec. Si le 7 novembre nous sommes baignés par une météo favorable et que tout le monde peut courir sainement, alors je serais un président heureux.»

«Bon pour la cohésion»

Il le sera plus encore s’il accueille 350 équipes (le record date de 2018 avec 370), son objectif, quand le point d’équilibre budgétaire est à 325. Pourquoi craindre le pire ? Souvenons-nous que depuis sa création, l’Ekiden36 s’est imposé comme LA plus grande course de l’Indre. Et pour la 13e édition, ils seront encore nombreux, et de tous niveaux, à courir les rues de Châteauroux, trop impatients de retrouver l’Ekiden. La preuve par l’exemple avec Marie-Pierre Penin, parmi les meilleures athlètes féminines de l’Indre. Pour elle, l’épreuve castelroussine est un incontournable. Elle y participe à la fois sous les couleurs de son club des Gazelles de Vineuil mais également sous la tunique corpo de BSR (photo ci-dessus), le cabinet d’expertise comptable dans lequel elle exerce et qui se mobilise depuis sept éditions en alignant deux équipes de six.

«Dès le début, les associés de BSR nous ont autorisés à engager ces équipes. Avec Christophe Rollin, un collègue, nous avons motivé les autres, certains ne courant qu’à l’occasion de l’Ekiden Le cabinet BSR, prompt à dominer les débats féminins dans le Défi inter-entreprises (4 succès lors des 4 dernières éditions) est loin des podiums quand arrive novembre. «Mais le résultat ne compte pas. Nous faisons d’abord l’Ekiden pour la cohésion. Entre les différents pôles du cabinet, nous sommes 72 employés, une dizaine à courir, une quinzaine à encourager. On est loin de la victoire, continue Marie-Pierre, mais on constitue des équipes homogènes pour que chacune vise les 3h30.»

La perspective de l’Ekiden36 va même au-delà de la seule participation de BSR : «Il y a quelques années, nous organisions des entraînements à partir de septembre. Puis nous avons pris l’habitude d’organiser une sortie le vendredi soir toute l’année. On a même ajouté un entraînement le mercredi. L’Ekiden, c’est un passage obligé. Le parcours est bien, pas si facile pour les débutants, mais l’année dernière, ça nous a vraiment manqué.» Le 7 novembre, BSR sera en course dans le challenge entreprises. L’un des nombreux trophées mis en jeu par l’organisation et qui participe au succès de l’Ekiden36, ce rendez-vous qu’ils attendent tous depuis maintenant deux ans !

Ekiden 36
Le 7 novembre à Châteauroux
www.ekiden36.fr
Facebook : Ekiden36

Voir plus d'articles