Alors on danse !

Les Pas de Belle-Isle montent en gamme et invitent l’Indre sur le dancefloor

par Nicolas Tavarès

Rares sont les adhérents de la MLC Belle-Isle à n’avoir jamais entendu parler des Pas de Belle-Isle. Initié en 2009 par Michel Raza, alors directeur de la structure castelroussine, le concept avait dès le début vocation à «mettre en pratique toutes les danses proposées dans les cours de la MLC» explique Aline Würtz, professeur de modern jazz et coordinatrice de projets. C’est ainsi qu’en une douzaine d’éditions, les Pas de Belle- Isle ont imposé, le temps d’une soirée, un harmonieux métissage de danses orientale, tsigane, classique, modern jazz ou de salon. «La bouture des premiers Pas de Belle-Isle s’appuyait sur un public acquis d’avance. Parents ou copines des élèves y venaient. Mais le but, c’était de mixer tous les publics. Nous faisons de l’éducation populaire, il fallait faire venir encore plus de monde.»

Les Pas… ont donc évolué jusqu’à se dérouler sur trois journées aux ambiances tango, classique et ragga jam. Il manquait toutefois ce petit quelque chose qui peut inciter les curieux à sauter le pas. Ça a brainstormé sous les lambris de la MLC. Aujourd’hui, Aline Würtz en est persuadée, la bonne formule est là : le samedi 13 avril, le hall d’accueil de la MLC va tout simplement se transformer en piste de danse. Le Dancefloor des Pas de Belle-Isle sera boîte de nuit ou bal populaire, à chacun sa vision.

Aline Würtz, coordinatrice de projet à la MLC Belle-Isle.

Portée par son enthousiasme, la coordinatrice danse de la MLC ne s’est pas arrêtée en si bon chemin : «J’ai contacté 25 professeurs de danse de tout le département pour qu’ils participent également à la manifestation sous forme de flash mob avec leurs élèves. Nous n’avons jamais l’occasion de se côtoyer. Presque tous ont répondu positivement, c’était une surprise pour une première. Je ne sais absolument pas combien de personnes vont venir, on va essuyer les plâtres. Mais ça ne devrait pas être trop difficile puisque l’Indre est le premier département de France à danser!»

Aucune étude officielle ne l’atteste, mais Aline Würtz aime à croire que c’est la réalité et que le Dancefloor va donc au devant du succès. D’autant plus qu’elle a remarqué un récent changement de paradigme : «Avant le COVID, les gens étaient plutôt hésitants pour ce genre d’événement. Depuis, on a tendance à passer outre sa timidité. Dans mes cours, il y a de plus en plus de femmes qui viennent sans avoir jamais dansé. C’est comme si le COVID avait ouvert les yeux.»

DJ Mag aux platines

Le Dancefloor des Pas de Belle-Isle s’approche et pour Magaly Langlois alias DJ Mag, il s’agira aussi d’une première. Elle ne viendra pas danser. Non, son rôle sera d’ambiancer l’événement puisque la MLC lui confie les platines. Habituée à oeuvrer dans les fêtes de quartier, les mariages ou les anniversaires, Magaly va découvrir un nouveau monde : «J’ai commencé à faire le DJ en 2016. Je n’avais encore jamais travaillé avec la MLC. Ma seule attente, c’est que les danseurs s’amusent et repartent avec le sourire. Et accessoirement qu’Aline et la MLC soient satisfaits de mon travail.»

«Nous avons travaillé sur la playlist ensemble. Magaly fera son set et à un moment, elle jouera une musique dédiée à une danse, dévoile Aline. Nous serons tout à la fois spectateurs et acteurs ; le Dancefloor ne sera pas qu’une démonstration de danse.» Mission des organisateurs: surprendre le public et l’entraîner dans différents univers.«Nous allons faire danser la maison et donner du plaisir. On ouvre les portes de la MLC pour cela. C’est gratuit, tout le monde peut participer, que l’on sache danser ou non ! C’est une rencontre autour de la danse, insiste Aline Würtz. Nous étrennons un nouvel événement. Peut-être que cela donnera des choses après, que l’on s’ouvrira encore plus sur les autres pratiques de danse. Laissons simplement vivre le projet.» Et dansons, ce sera le seul mot d’ordre à la MLC.

Dancefloor des Pas de Belle-Isle
samedi 13 avril à 20h

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