Bad Mentorz remis en selle

Né juste avant le Covid, le groupe indie pop vient de sortir un EP

par Nicolas Tavarès

Les débuts d’un combo sont souvent jalonnés de temps forts. Ceux qui ont accompagné les premiers pas de Bad Mentorz resteront gravés dans l’histoire du groupe. Le quatuor s’est d’abord constitué en 2019 autour de Quentin Ménard et Johan Gil déjà de l’aventure Dirty Water. Le premier concert est arrivé en février 2020, quelques jours seulement avant la crise du COVID et le confinement. Aujourd’hui, Johan Gil en rigole, mais «le groupe a bien été fauché par la pandémie ! Nous avions 10 dates programmées, nous n’avons eu le temps d’en jouer que deux. Et avec les interdictions de circulation, notre premier bassiste qui vivait à Orléans n’a donc pas pu participer aux répétitions. À la sortie du confinement, il a fallu en trouver un nouveau.»

Bad Mentorz dans sa configuration actuelle, c’est donc la voix de Quentin, Johan à la batterie, Alexandre Bigaud aux guitares et Nicolas Lochon, le bassiste providentiel. Quand le groupe coupe ses amplis, tous retournent à leurs occupations professionnelles. Mais les Bad Mentorz restent avant tout «des musiciens et on essaye de faire du mieux possible pour mener notre projet artistique.» Estampillé « scène issoldunoise », le groupe s’est remis en selle courant 2023 en reprenant le travail abandonné en studio au moment du COVID. Un EP est arrivé dans les bacs le 1er février dernier et Johan ne cache pas sa fierté à voir la galette de six titres présente sur toutes les plateformes.Nous sommes en avril 2024 et Bad Mentorz a rattrapé le temps perdu.

L’EP lui permet de se projeter. «On a tout fait nous-mêmes et nous sommes plutôt satisfaits du résultat. Nous avons enregistré et mixé le disque dans notre studio et Stéphane Coutourides l’a masterisé à Vierzon. Finaliser un projet, ça va nous permettre d’être identifié.» Le nom Bad Mentorz (Mauvais mentor) est né «d’un brainstorming entre les membres. On a trouvé l’association entre les deux mots assez sympa et visuellement, Bad Mentorz, ça claquait bien!» Désormais, il faut se faire connaître et ce n’est rien de dire que ses membres ont mis toutes les chances du côté de leur indie pop rock. «On vient tous d’un univers rock, mais nous avons une ouverture d’esprit musicale, estime Johan. En point de mire, nous avons la volonté de jouer le plus possible.»

Des dates en région

Les bars ont pour le moment eu les faveurs du groupe, mais Johan a le booking offensif avec la fin de l’hiver : «C’est quand même de plus en plus compliqué, il y a pas mal de bars qui ont fermé. On a eu des dates dans la région Centre ou dans la Nièvre et on s’est fait les dents pour aller jouer dans des salles plus grandes, mais il faut qu’on fasse la promotion de l’EP alors on cherche à être accueilli un peu partout» poursuit-il. Partout, cela veut aussi dire là où personne n’attend Bad Mentorz.

Johan Gil évoque ainsi ce concert privé dans un club de motards ou la participation des quatre à l’Automne de Morthomiers en novembre dernier. «On a également des envies de jouer chez l’habitant. Nous avons même travaillé un set acoustique pour jouer dans les petits bars. On aime bien casser les habitudes!» admet le batteur issoldunois.Avec les beaux jours, le groupe envisage de cliper un ou deux titres, voire de sortir un single. L’heure est à la réflexion. Le 12 avril, les Bad Mentorz joueront à domicile, au Café de la Paix d’Issoudun. Ne les manquez pas, leurs apparitions dans l’Indre sont plutôt rares et le booking aura tôt fait de les emmener hors des frontières indriennes.

Bad Mentorz
FB : badmentorz
En écoute sur badmentorz.bandcamp.com

Zoom : Le corps s’essouffle, pas Retours vers le Futur

«Le corps va être abordé du côté de la performance, le corps malade, mutant. Le corps est l’objet premier du cinéma» annonce d’emblée Camille Girard, directeur adjoint d’Équinoxe, scène nationale de Châteauroux, qui mène le Festival Retours vers le Futur (3 au 9 avril) et a fait du corps sans limites la thématique de ce 18e opus. Cinéma, spectacles, performances, rencontres et le déjà incontournable Kino Rétro, remake it ! RVF a le don de se renouveler chaque année sans se perdre en chemin. L’édition 2024 s’annonce exceptionnelle par son éclectisme. Elle s’ouvrira sur une création de Kenôzen et Ozy, champions du monde de beatbox accompagnés de la danseuse de popping Leah Soanes (photo).

C’est avec la championne de force athlétique Bénédicte Le Panse que le festival se refermera. Entre les deux, le corps sous toutes ses coutures. Et «au pli de la semaine, il y aura le Kino Rétro, trouvaille dont nous sommes très fiers, qui laisse libre champ à la création». Ciclic, co-organisateur n’est pas étranger à cet engouement : «Les images d’archives sont devenues la clé de voûte du festival» appuie Rémi Pailhou, responsable patrimoine. Retours vers le Futur est de retour ; faites corps avec l’Apollo.
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