Beryce, horizons lointains

Le pop folk singer castelroussin prépare la sortie de son premier album

par Nicolas Tavarès

De Heaven Spleen dans ses années lycée à Châteauroux jusqu’à Beryce, son projet solo, Sylvain Grosjean trace sa route.

Beryce, c’est le projet artistique aux effluves pop folk que Sylvain Grosjean, 38 ans, mène tranquillement en région nantaise où il réside désormais. Beryce, c’est le clin d’oeil à ses origines castelroussines et c’est dans son parcours et ses expériences vagabondes que Sylvain a puisé ses influences. Au coeur de l’hiver prochain, il souhaite apporter la dernière touche à son premier album dont les sessions d’enregistrement viennent de commencer. Pour l’heure, il s’appuie sur un EP 4 titres disponible sur les plateformes digitales. Mais tout est en train de s’accélérer.

Retour aux débuts de l’aventure au lycée Jean-Giraudoux, à l’aube du nouveau millénaire. Sylvain à la guitare, Benoît à la basse, Sébastien à la batterie : Heaven Spleen écume les bars du coin. «Nous étions un groupe de lycée, on s’est retrouvé à jouer à Darc ou au Printemps de Bourges. Puis nous avons fait plusieurs dates en première partie des Breuvachons». Un grave accident de la circulation mettra pourtant fin aux ambitions de Heaven Spleen. «J’ai continué à jouer de la guitare dans mon garage. Puis il y a une quinzaine d’années j’ai quitté la région.» En route vers de nouveaux horizons et les grands espaces de l’ouest canadien où un job dans l’informatique l’occupera deux années durant à Ottawa. «Là-bas, j’ai eu envie de remonter un groupe. Ça m’a remotivé à composer. Avec l’âge et l’expérience, j’avais plus de choses à dire…»

Il y a trois ans, Sylvain revient en France et s’installe près de Nantes. Il y côtoie de nombreux pros : l’arrangeur Morvan Prat ou plus récemment Ben Bridgen. En marge de ses occupations professionnelles, Beryce continue à naviguer entre ses deux passions : les voyages et la musique. Des allers/retours en Inde lui permettent de croiser la route d’un tourneur qui va très vite lui proposer des dates à Mumbaï. «Je fais de la pop folk aux influences américaines. En Inde, même s’ils sont très Bollywwod, ils aiment ce style. Pour moi, c’est un choc culturel. J’en ai même fait une chanson sur l’EP, « In your smile ».» Toutes ces rencontres offrent de nouvelles perspectives artistiques au point que Sylvain envisage maintenant de faire carrière. «Je veux prendre mon temps pour l’album, il y aura plus de cordes et de piano que sur l’EP. Uniquement des titres en Anglais parce que j’ai cette facilité à écrire dans cette langue. L’idée c’est de le sortir juste avant le Printemps de Bourges.» 2020 sera également synonyme d’une série de concerts au Canada. Comme pour entamer un nouveau cycle.

Facebook : Berycemusic
Soundcloud : berycemusic

Rechercher
X