CARRÉ BARRÉ – NOVEMBRE 2026

[ Edito ]

«C’est bien beau de se gaver de nostalgie, mais cela ne fait pas avancer les choses.» Balancée dans l’innocent contexte d’une course de vélo, la saillie a eu le mérite de nous pousser à la réflexion. Courte, la réflexion, faut pas exagérer non plus. Mais elle nous a conduit à cette question philosophique: en appeler au passé empêche-t-il de préparer l’avenir ? Certes, l’équipe de Carré Barré n’est plus de première jeunesse, mais elle n’en est pas au stade où il faut lui graisser les roues du déambulateur. Se pencher sur le passé ne dispense pas de sentir couler dans ses veines la vigueur de la jeunesse triomphante, celle qui surfe sur la dynamique créatrice, ose et file, le regard fier, vers des lendemains qui chantent (oui, c’est un peu too much, mais il en va de notre réputation). Car c’est ainsi que Carré Barré est capable de faire le grand écart entre une Abbaye (de Saint-Savin), vrai vestige du passé, et des studios (d’EICMI), terreau fertile pour futurs génies de la composition de musique à l’image. Peut-être la nostalgie mène-t-elle au surplace, mais tant qu’il y en aura dans ces pages, nous, ça nous fera avancer. Nous ne terminerons pas sans un mot pour Stéphane Martinat, notre imprimeur, qui a accompagné chaque numéro de Carré Barré depuis 2020, pour qui nous aurons désormais une pensée émue lors du bouclage.

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