Le festival basse conso

En août, avec Oc and Oïl, Montcocu devient « The plage to be »…

par Nicolas Tavarès

Nul ne sait si des membres d’Oc and Oïl ont du pétrole. En revanche, l’association présidée par Magalie Cardeilhac a des idées. Beaucoup d’idées. «Trop d’idées» s’amuse Françoise Rauner, chargée de production déjà tournée vers la programmation 2024. Mais avant de se projeter sur l’année prochaine, il va falloir gérer la dernière idée en date. Elle se nomme « Montcocu, The Plage to Be » et c’est le tout nouveau festival indrien qui va voir le jour, mi-août, sur la commune de Baraize. Voilà quelques mois maintenant que l’association a eu un coup de cœur pour Montcocu, son large carré de pelouse ombragée et sa langue de sable posée sur une berge de la Creuse. L’Auberge de la Plage, qui domine le tout, a fini de séduire l’association qui s’est associée avec l’établissement dans la perspective du festival, trouvant par là même un nouveau terrain de jeu pour faire parler d’elle.

Oc and Oïl, c’est un pied en Creuse (le côté Oc), l’autre dans le sud de l’Indre (le versant Oïl) pour sévir aussi bien à Dun-le-Palestel qu’à Chabenet, à Baraize ou à Crozant. Créée en 2010, productrice et diffuseuse de spectacles, l’association s’est rapidement imposée comme un élément essentiel de la vie culturelle en Vallée de la Creuse. Prestataire pour la « Parenthèse Musique » «avec la volonté de s’ouvrir vers les musiques actuelles pour élargir le public et le rajeunir»rappelle la chargée de production, organisatrice d’événements sur le barrage d’Éguzon, Oc and Oïl s’est fait les dents de 2011 à 2018 avec « L’été en pente douce » à l’arboretum de Crozant. « Montcocu, The Plage to Be » sera d’un autre tonneau.Car dans la mesure du possible, l’événement se veut festif, bien sûr, mais surtout éco-responsable. Il revendiquera le statut d’événement basse consommation. Pour y parvenir, on a fait appel au Collectif Slow Fest, groupe d’artistes et de techniciens du spectacle basé à Bègles, qui «expérimente de nouveaux modes plus écologiques et moins énergivores de création et de diffusion des musiques actuelles comme des concerts sans amplification ou sur sono solaire» explique le site du collectif bordelais.

Une fable écologique en ouverture

Que la première soirée du festival soit consacrée à la projection de « La Belle Verte » de Coline Serreau n’est évidemment pas anodin. «Ce film a 30 ans, mais il est tellement d’actualité ! C’est une fable écologique, elle fait réfléchir et quoi de mieux qu’une plage magnifique pour se relâcher.» La deuxième journée du festival réservera une surprise à ceux qui profiteront de la balade matinale dans les bois de Montcocu. Le soir, il sera question de contemplation le nez dans les étoiles au son des tambours japonais de la Compagnie Fabien Taiko qui précéderont un double concert douceur.Au troisième jour, enfin, Oc and Oïl invitera au lâcher prise et au déguisement pour accompagner le Slow Fest Orchestra et le DJ set de clôture. «Nous allons essayer de voir si ça mord, commente Françoise Rauner. « The Plage To Be » est un gros test pour Oc and Oïl. Nous prenons un risque.» Mais le risque est calculé ; c’est aussi cela l’expérience…

Montcocu, The Plage To Be
du 12 au 14 août à Baraize

Festi’Velles, le show attendra

Concert, bal et feu d’artifice sont au menu

Festi’Velles va monter le son dans la prairie de la commune avec concert, feu d’artifice, bal populaire (voir agenda). Pour autant, Noëlle Boeuf, présidente de l’association, n’a pas définitivement renoncé à renouer un jour avec les grands spectacles nocturnes qui ont fait la réputation de l’association jusqu’à l’arrivée de la crise sanitaire. « La Joséphine au Poulet », « Mademoiselle de la Motte », « Le petit capuchon » et le dernier d’entre eux, « L’humour est dans le pré » animaient les soirées de juillet. Mais Noëlle Boeuf le reconnaît sans hésitation : «On a eu une panne d’inspiration. Écrire un sketch ça va ; toute une histoire, c’est autre chose.» L’an dernier, pour un retour à la normale, Festi’Velles s’était essayée avec réussite à une manifestation qui sera renouvelée ce 15 juillet. Le concept concert-feu d’artifice-bal touche pour tous les publics : «Le dernier spectacle en 2019 avait attiré 800 personnes sur 4 soirées. L’an passé nous estimons à environ 1500 le nombre de personnes qui sont venues sur le site entre les concerts le feu et le bal.» De quoi s’interroger sur la suite à donner à « L’humour est dans le pré ». Et tant pis si les grands spectacles faisaient jusque-là partie de l’ADN de Festi’Velles.
Samedi 15 juillet

Infos et réservation pour le repas
Tél.: 06 73 34 57 49 

Voir plus d'articles