Arts en Communes, la force collective

Avancées du projet porté par la Communauté de Communes d’Écueillé-Valençay

par Nicolas Tavarès

Ils sont sept, tous unis dans un collectif qui a connu des pas hésitants juste après sa création en 2019 en raison du COVID. Mais après un retour à la normale en 2022, Arts en Communes va enfin trouver son rythme de croisière cette année. Initiée par la Communauté de Communes d’Écueillé-Valençay, l’entité a «l’objectif de rendre visibles toutes les structures culturelles du territoire proposant des événements avec des artistes professionnels», explique Éva Dardant, responsable du pôle communication et culture de la « Com Com ». «Le collectif a été créé et aussitôt après nous avons vécu deux années compliquées en raison de la pandémie. L’année dernière nous n’étions pas loin de repartir de 0. Il a fallu chercher à bien se structurer. Aujourd’hui encore, nous avons besoin d’apprendre à nous connaître avant de développer le projet.»

Pour autant, Arts en Communes a fédéré les fameux sept membres évoqués en préambule. La Grange aux Blas Blas, le Petit Théâtre des Forges à Luçay-le-Mâle, la Ferme-Théâtre de Bellevue à Villentrois, le Relais des Pas Sages à Pellevoisin, les Lyelliputiennes à Lye, le Château de Valençay et le Train touristique du Bas-Berry à Écueillé ont tous en commun de bénéficier de l’aide de la Région Centre-Val de Loire au travers du projet artistique et culturel de territoire (PACT). «La Communauté de Communes a un rôle de facilitatrice et de coordinatrice, note Éva Dardant. Il y a des temps d’échanges au rythme d’une réunion tous les deux ou trois mois.» Il s’y distille conseils ou recette pour attirer le public sur les événements. Un sujet qui revient d’ailleurs de façon récurrente dans les conversations du collectif. Le calendrier des manifestations s’établit de manière intelligente pour qu’aucune structure ne marche sur les pieds d’une autre.

La recette pour attirer le public

2022 avait été synonyme de remise en route ; dans la foulée, 33 manifestations avaient jalonné la saison. 2023 sera peu ou proue du même tonneau. Avec une constante pour la Communauté de Communes d’Écueillé-Valençay : «Laisser à chaque structure sa patte artistique. Chacun est maître de sa stratégie. Cela permet au public de profiter de tous types de spectacles tout au long de l’année.»Il suffit d’ailleurs de regarder la programmation d’Arts en Communes pour comprendre que les structures culturelles du territoire, fortes du soutien de la collectivité, trouvent là des raisons de foncer et d’oser.

C’est le cas de l’association des Lyelliputiennes (1er juillet) qui prend de plus en plus de volume pour mettre en lumière les arts de la rue. Ou encore du Petit Théâtre des Forges qui s’est réinventé par nécessité avec les concerts chez l’habitant comme celui que proposera Goliath (le 28 juillet, photo page précédente). Arts en Communes et son principe fédérateur est en tout cas appelé à grandir. Pourquoi, à court terme, ne pas imaginer une organisation commune aux sept structures par exemple ; le public adhèrerait sans aucun doute à la formule. «Il existe déjà des passerelles entre certaines», confirme Éva Dardant. En attendant, la riche et dense programmation d’Arts en Communes fait le bonheur des habitants du nord ouest de l’Indre. C’est ça la force du collectif.

La Maison de Jour de Fête

Un exil forcé pendant la seconde guerre mondiale a changé la destinée de Sainte-Sévère. Séduit par le caractère de la commune indrienne alors qu’il était réfugié à Vijon, Jacques Tati y revint en 1947 pour en faire le décor central de « Jour de Fête », son premier long métrage. C’est à ce chef-d’œuvre que la Maison éponyme rend hommage. Chaque année, quelque 10000 visiteurs s’y pressent. À l’ombre de la halle et d’un manège insolite, le lieu propose un parcours spectacle en scénovision qui vous replonge dans l’ambiance de « Jour de Fête ». «C’est une projection dans des décors animés, qui repose sur des extraits du film. La visite (70’) peut se prolonger dans le village à la découverte des lieux de tournage» explique Annie Allély, animatrice du musée avec Arnaud Métivier. La Maison sévéroise porte aussi des projets pédagogiques à travers des ateliers cinéma pour les scolaires et extra-scolaires. En partenariat avec l’association « Tati en Fête », un cycle de projection « Ciné-mômes » est également proposé au jeune public une fois par trimestre. Enfin, début août, la Maison de Jour de Fête participe aux rencontres « Humour et courts métrages », un festival initié par « Tati en Fête » et la commune.
www.maisondejourdefete.com
Tél. : 02 54 30 21 78

 

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