Paniers de Noël
Incontournable pendant la trêve des confiseurs, l’Indre All Stars revient à l’affiche
par Nicolas Tavarès

Tout jeune basketteur, Charly Imbert se rappelle avoir pris part aux plateaux et aux tournois du Indre All Stars. «Seniors, j’ai aussi participé au match d’exhibition.» Passé par la Berrichonne, l’ASPTT, le CBC36, Déols et Étrechet, le meneur-ailier devenu conseiller technique départemental il y a un peu plus d’un an va cette fois basculer de l’autre côté du miroir : les 21 et 22 décembre, il sera le chef d’orchestre de l’événement annuel du basket départemental non sans une pointe d’anxiété car l’IAS n’a pas eu lieu l’an dernier. Depuis 1999, le rendez-vous de décembre a vu passer tout ce que le comité comptait de pépites. Mais pour qu’il devienne un incontournable de l’hiver avec ses 27 éditions, il a fallu un élément déclencheur.
C’est sous la présidence du regretté Serge Renault, que la manifestation a été portée sur les fonts baptismaux par celui qui était alors conseiller technique, un certain Mayika Defoundoux. «Je ne me souvenais pas que j’en étais l’instigateur, raconte dans un rire celui qui entraîne désormais l’ASPTT Châteauroux. Jusque-là, il existait un rassemblement avec des matchs seniors, mais rien était prévu pour les jeunes. Avec le Indre All Stars, nous leur offrions une exposition et pour les cadres techniques, c’était aussi l’occasion d’avoir un oeil sur les sélections. À l’époque, il était difficile de travailler ensemble avec les clubs, chacun défendait son pré carré. Finalement tout le monde a compris que pour exister, il fallait mettre en lumière les jeunes. Et pour les seniors, on a décidé de mixer des équipes avec des joueurs sélectionnés par les clubs eux-mêmes.» Charly Imbert se souvient pour sa part «que les joueurs portaient le maillot de leur club dans des sélections montées sur le principe des Conférences.»
Le mouvement perpétuel

L’Indre All Stars a depuis été en perpétuel mouvement, s’arrêtant comme d’autres événements au moment du COVID et faisant donc l’impasse en 2023. Décembre 2024 marque le retour de la manifestation, évidemment revue et corrigée avec une énième formule comme si l’événement était voué à se repenser par cycles de courte durée.
«Cette année, nous avons décidé de l’organiser sur deux jours. Le samedi sera consacré aux ateliers et au jeu pour les U5-U7 et à un tournoi pour les U9-U11 avant les matchs d’exhibition seniors en soirée. Le dimanche, nous rassemblerons les catégories de U13 à seniors pour un tournoi 3×3» présente Charly Imbert. L’Indre All Stars entend ainsi surfer sur la vague estivale qui a vu, outre ses sélections à 5 goûter à la médaille d’argent olympique en 3×3. À ce propos, les clubs de l’Indre ont-ils profité d’un effet Paris 2024? «Il n’y a pas eu de gros boom, concède Charly Imbert. Certains clubs étaient déjà saturés. Mais on peut dire que nous sommes dans une bonne dynamique. Si on passe sur deux jours avec du 3×3, c’est surtout pour accorder du temps de jeu à chacun ; et se faire plaisir aussi.»
Une journée de 3×3

Car le Indre All Stars reste d’abord une fête du ballon orange avec le père Noël comme acteur principal : «Il y a un stand photo avec lui, mais il fait partie d’un atelier et déambule dans le gymnase. Pour l’avenir, nous avons également quelques idées pour voir plus grand. L’Indre All Stars est là pour ouvrir la porte à un public plus large qui viendra par curiosité.» Charly Imbert reconnaît que les premières réunions de travail pour l’édition 2024 avaient mené la réflexion vers la tenue d’un show, mais c’est finalement la formule d’une double exhibition seniors femmes et hommes qui l’a emporté. Sauf changement de dernière minute, chez les garçons la sélection rassemblera des joueurs de départementale à régionale 1.
«Pour les femmes, on aimerait que des joueuses de la Nationale 1 du Poinçonnet basket soient présentes. Autour de l’événement, on souhaite également mettre une touche de solidarité sur le principe des Paniers du cœur.» Courant novembre, dans un souci d’enjoliver encore un peu plus l’événement, le comité de l’Indre envisageait la présence de parrains, en l’occurrence le pivot d’Oldenbourg (Bundesliga) Mathis Dossou-Yovo et l’ailier Babacar Niasse (Orléans Basket, Pro B). À 24 ans, les deux pros originaires de Châteauroux ont l’étoffe pour le rôle : enfants, ils ont eux aussi participé au Indre All Stars.
Indre All Stars
21 & 22 décembre
gymnase de Belle-Isle à Châteauroux
Fête Nat’
En mai prochain, le comité de l’Indre de basket vivra un autre temps fort, en l’occurrence la Fête nationale du mini-basket à la Plaine départementale des sports. Près de 500 enfants de U5 à U11 sont attendus pour participer à ce qui s’envisage comme une grande kermesse (structures gonflables et stand barbapapa compris) composée de plusieurs ateliers techniques et avec le terrain de beach comme point central.