En hiver, ça bosse !

Quand un musée ou un château fait relâche, c’est tout sauf des vacances

Château de Valençay
© Agence Com’Bawa

Le château de Valençay, le village vacances de Bellebouche ou le musée de la chemiserie d’Argenton sont actuellement fermés au grand public. En coulisses, pourtant, on s’active pour préparer la nouvelle saison touristique.

Une fin de matinée de novembre sous un ciel bas. Dans la cour d’honneur du château de Valençay, échafaudages et engins mécaniques détonent. Peu importe, le site historique fait relâche avant la courte réouverture mi-décembre pour un Noël aux chandelles. Sylvie Giroux, directrice des lieux reçoit dans les sous-pentes, au bout d’un dédale d’escaliers et de couloirs où il convient d’éviter, encore, les travaux de la grande galerie. Le château de Talleyrand n’est pas celui de la Belle au bois dormant. On toilette à tous les étages et Sylvie Giroux s’impatiente. Les travaux seront-ils achevés à temps ?

« La pression est maximale, consent-elle. Il y a les travaux, la mise en place de la nouvelle équipe, les nouveaux guides, les stagiaires, les services civiques, la préparation de nouvelles visites, l’ouverture de la salle des trésors sur laquelle nous travaillons depuis deux ans… » En hiver, Valençay est une véritable fourmilière cachée aux yeux des touristes. En plein cœur de la saison, ils seront plus d’une vingtaine à faire vivre l’endroit (quand le château de Blois s’appuie sur 80 permanents…) Sylvie Giroux ne le cache pas, l’hiver est quasiment la période la plus lourde. Elle conditionne la qualité de la programmation de la saison. « A l’ouverture, c’est autre chose… »

Tommettes sur cour

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Juste avant la réouverture ponctuelle du château de Valençay pour les fêtes de Noël, la cour d’honneur a servi de hall d’exposition aux tommettes anciennes de la galerie principale ! D’abord déposées, elles ont été ravivées pour retrouver leurs couleurs d’antan. Remises en place début décembre, elles participent au rafraîchissement général du château de Talleyrand.

L’hiver, cette lourde période

A quelques kilomètres de là, sur les bords de l’étang de Bellebouche, le village vacances tourne au ralenti. En termes de personnel seulement. Quatre permanents sont là en attendant de voir les effectifs monter à une quinzaine aux beaux jours. Gilles Descombes et son équipe ont du pain sur la planche. L’année 2016 a été bonne malgré les pluies du printemps. Début décembre, les réservations tombaient déjà de toute part et Bellebouche doit donc s’apprêter, « apporter une qualité de service supplémentaire » commente Gilles Descombes. « Nous rouvrons le 1er avril. En attendant, il nous faut procéder à des travaux de remise à niveau, à des changements de literie, de réfection de sol et vitrage, à la mise en hivernage électrique et eau du camping et des bungalows… »

Bellebouche
© Agence Com’Bawa

Bellebouche s’impose de plus en plus sur les sites de référencement. Il faut donc œuvrer sur la Toile. « Désormais, nos futurs clients peuvent acheter leur séjour directement sur le site de Cap France, la fédération des villages vacances. Nous avons acquis une paybox pour favoriser le paiement en ligne. » Bellebouche pénètre dans une nouvelle dimension où le gain de temps favorisera le développement de nouvelles animations. C’est ce qui plaît à une clientèle étrangère en nette progression. Anglais, Hollandais, Allemands et Belges apprécient la sérénité brennouse, obligeant « à être porteur d’idée en direction de personnes qui découvrent la région. » Gilles Descombes se considère comme un commercial et c’est en hiver que le sens de l’accueil et du service se soigne. « Parce que dans un futur proche, la tendance sera au tourisme de nature ! »

Tombée la chemise

12-dossier-chemiserieAu musée de la chemiserie d’Argenton, la donne est simple : pendant la fermeture hivernale, on change les collections textiles. « Les vitrines sont vidées, refaites, mais sans changer la thématique générale » dévoile Nathalie Gaillard, directrice du musée. Et de livrer alors un petit secret de fabrique : « Les textiles que nous exposons craignent la lumière et la température. Pour une meilleure conservation, nous laissons une collection au repos pendant au moins trois ans. » Ce qui pourrait passer presque inaperçu, car dans les réserves du musée de la chemiserie, 12500 pièces se reposent. Parmi elles, le fonds Jean-Claude Pascal. « Et seulement 10% de nos collections sont présentées au public ! »

Site Valençay : www.chateau-valencay.fr
Site Bellebouche : www.village-vacances-bellebouche.com
Site Musée de la Chemiserie : www.cc-argenton.fr/chemiserie.htm

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